Syngenta : between pesticides and lies

Thursday 28 January 2016

Thiamethoxam thiacloprid Syngenta Residues neonicotinoids Imidacloprid Clothianidin

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bruxelles, 28 Janvier 2016

Syngenta : entre pesticides et mensonges

Récemment, deux chercheurs de Syngenta ont critiqué une publication scientifique de chercheurs indépendants mettant en évidence la contamination généralisée de l'environnement lors de l'utilisation de semences traitées par des insecticides de la famille des néonicotinoïdes. Encore un essai pour semer la confusion quant à l'exposition des pollinisateurs et des Hommes aux pesticides !

Le 6 octobre 2015, un groupe de chercheurs indépendants avec Cristina Botías à la tête, publiait une étude[1] de plein champ sur le devenir des néonicotinoïdes dans l'environnement lors de l’utilisation du thiaméthoxame (TMX) et de la clothianidine (CLO) en traitement de semences de colza et de céréales d'hiver. Ces produits font objet d'une suspension d’usage sur le colza, au niveau européen, liée aux risques qu'ils entraînent pour les abeilles. Des échantillons de sols (dans les champs traités et dans les bordures enherbées), de pollens et de nectars des fleurs de colza et des fleurs sauvages des bords de champs, et de pollens récoltés par les abeilles ont été prélevés et analysés. Dans ces échantillons, outre le TMX et la CLO, deux autres néonicotinoïdes, l’imidaclopride (IMI) et le thiaclopride (THIAC) - ont été recherchés et dosés et ce, même s’ils n’ont pas été utilisés sur les 12 champs suivis au cours des 3 dernières années. Les résidus dans le pollen des plantes sauvages ont été mesurés à des niveaux supérieurs à celui contenu dans le pollen du colza traité. De plus, dans toutes ces semences commerciales non-traitées avec des insecticides analysés dans l'étude, des résidus de TMX, CLO, IMI et/ou THIAC ont pu être détectés !

Les résultats de cette étude doivent interpeler et amener à des conclusions très importantes. En particulier : l’exposition des pollinisateurs aux néonicotinoïdes via les fleurs, ne se limite pas à celles des cultures mellifères (nectarifères et pollinifères) traitées.

la présence généralisée de ces insecticides, continue et aléatoire dans l’environnement, à l’origine d’affaiblissements ou de déperditions des colonies d’abeilles mellifères selon de nombreuses publications, ne permet pas d’obtenir des « témoins non traités» lors des études sur le terrain.

C’est pour cela que Syngenta, producteur du TMX, n'a pas tardé à dénigrer les résultats de Botías et al. (2015). Les anciens fonctionnaires du FERA (agence britannique de sécurité alimentaire) Helen Thompson et Peter Campbell, salariés actuels de cette compagnie spécialisée dans les pesticides et l’agroalimentaire, ont envoyé un commentaire[2] avec l'objectif de semer des doutes sur les résultats de l'étude de plein champ.

Pendant que les pollinisateurs continuent de disparaître et que les apiculteurs craignent un autre « hiver noir », Syngenta continue d’engranger des bénéfices et de produire des publications mensongères !

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Notes

[1] Botias et al, Env. Sci. Tech., 2015, DOI: 10.1021/acs.est.5b03459

[2] Thompson & Campbell, Environ. Sci. Technol., 2016, DOI: 10.1021/acs.est.5b05729

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